Prévention des risques psychosociaux menée en entreprise et santé mentale des travailleurs
L’étude des facteurs permettant d’améliorer la santé mentale revêt un intérêt majeur en santé au travail dans un objectif de prévention des risques psychosociaux (RPS). De causes complexes et multifactorielles, liées à la fois aux conditions d’emploi, aux facteurs organisationnels et aux relations de travail, les RPS représentent pour les entreprises un défi pour les prévenir. Les interventions organisationnelles de prévention des RPS devraient, de par leur cible, être incontestablement les plus efficaces. Elles ont été beaucoup moins étudiées que les interventions ciblant les individus et la preuve de leur efficacité n’est pas réellement établie.
L’objectif principal de l’étude sera d’évaluer l’effet des pratiques de prévention des RPS menées en entreprise sur la santé mentale des salariés, cet effet étant médié par la perception des situations de travail des salariés.
Le projet de thèse est basé sur l’exploitation de données existantes issues des enquêtes Conditions de travail de la DARES. Les autorisations réglementaires sont déjà obtenues et la mise à disposition est d’ores et déjà assurée grâce à l’identification du département épidémiologie en entreprise par la DARES comme équipe de recherche autorisée à analyser les données en panel, reliées aux volets employeurs ainsi qu’à la consommation de soins.
Le doctorant sera en charge de :
• Réaliser une revue de la littérature sur l’évaluation des actions de prévention des risques psychosociaux sur la santé mentale des travailleurs ;
• Définir la stratégie d’analyse longitudinale permettant de déterminer l’effet des pratiques de prévention des risques psychosociaux menées en entreprise sur la consommation de psychotropes des salariés ;
• Mener les analyses relatives aux consommations de psychotropes ;
• Valoriser les résultats obtenus sur les consommations de psychotropes et réaliser des analyses complémentaires si nécessaire ;
• Valoriser les résultats obtenus sur les niveaux de bien-être mesurés par le WHO-5 et réaliser des analyses complémentaires si nécessaire.
Les valorisations prendront la forme d’articles scientifiques internationaux, et de communications lors de congrès.
Statut / rémunération : salarié INRS (CDD) / 2 726,74 € bruts mensuels + 3600€ bruts (prime
de soutenance de thèse réalisée dans l’année qui suit la fin du contrat, au maximum)
Durée : 3 ans
Laboratoires d’accueil :
• Département épidémiologie en entreprise, Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Vandœuvre-lès-Nancy
• Unité mixte de recherche UMR 1319 INSPIIRE, Inserm / Université de Lorraine
Envoyer CV, lettre de motivation, relevés de notes M1/M2 ou équivalent à Stéphanie Boini : stephanie.boini [at] inrs.fr (stephanie[dot]boini[at]inrs[dot]fr)